lundi 14 janvier 2008

I am legend

  • Réalisateur : Francis Lawrence
  • Scénaristes : Mark Protosevich / Akiva Goldsman
  • Monteur : Wayne Wahrman

Le réalisateur Francis Lawrence, qui avait jusqu'ici surtout fait son apprentissage dans les vidéoclips nous offre ce film d'horreur/science-fiction. Le manque de dialogue au début du film rend l'introduction plutôt lente. Plusieurs longs plans mêlé à ce silence vocal débutent le film sur un rythme au ralenti. On se demande où va nous mener ce rythme et si le film va lever. (question un peu inutile ici puisque c'est un film d'horreur/science-fiction, c'est certain que le film fini par lever éventuellement). Quoiqu'il en soit, on apprend au fil du temps pourquoi le personnage principale, Robert Neville (Will Smith) est seul dans une ville de New York dévastée.

En parlant de Will Smith, on peut dire sans hésiter que le film entier repose sur ses épaules, sur son jeu. Il se promène la majorité du film seul avec son chien, donc le dialogue est extrêmement réduit. Dans de telles circonstances, si l'acteur ne peut transmettre les émotions par son faciès, c'est foutu. Mais dans ce cas-ci, heureusement que le personnage est campé par un acteur excellent en Will Smith.

Comme dans tout bon film d'horreur ou de science fiction, il se doit d'y avoir des méchants, bébittes venues d'un endroit inconnu ou encore des humains transformés en loup-garou ou en autre créature douteuse. Dans ce cas-ci, les méchants étaient des humains affectés par une attaque bactériologique qui les a transformés en bêtes sauvages ne sortant que dans la pénombre pour s'attaquer à tout ce qu'il y a de vivant et le manger. Robert Neville est imunisé contre le virus et tente de trouver un remède pour guérir la planète, car c'est un virus planétaire.

Un point vraiment intéressant est de voir la ville de New York dans le chaos total, détruite, en ruine. Un Times Square méconnaissable, les deux ponts principaux déchirés en deux, bref une ville devenue fantôme. Et quand on parle de New York, il est très difficile de se l'imaginer ville-fantôme. Un excellent travail aux décors a été fait pour ce film et il y a lieu de se demander comment ils ont réussis ce tour de maître, que ce soit en fermant littéralement quelques cartiers de la ville pour les transformer en ville détruite ou en reproduisant un New York démoli dans une autre ville. Mystère pour l'instant. J'y reviendrai plus tard.

Le film nous offre quelques scènes touchantes et pour ma part, ces scènes sont réussies. Encore une fois le brio de Will Smith nous fait ressentir les émotions du personnage lorsqu'il quitte sa famille pour rester sur l'île de Manhattan pour trouver le remède ou encore lorsqu'il doit (le mot "doit" est vraiment bien choisi ici) se débarasser de son chien adoré, le seul contact qu'il a depuis trois ans.

Un point négatif: la fin. Souvent, dans les productions écrites scolaires on nous demande de faire une fin ouverte. Et bien celle-ci est fermée. Aucune interprétation différente possible. C'est ça qui est ça et c'est tout. On a d'ailleurs pu entendre une réaction de déception à la fin du film dans la salle de cinéma. Autre point négatif, les sursauts sont prévisibles dans la plupart des cas, ce qui fait qu'on s'y prépare. Ils ne sont pas moins réussis pour autant, on sursaute, mais on le savait d'avance.

Donc en général, un bon film. Une très bonne performance de Will Smith, un montage efficace avec des flashback toujours utile à nous faire avancer dans l'histoire et comprendre un peu plus, un très bon travail aussi au niveau du décor pour la ville de New York (à moins que ce ne soit qu'effets spéciaux ??? On s'informe et on s'en rejase).

Si le coeur vous en dit... et qu'il peut supporter quelques sursauts ici et là... je vous suggère d'aller voir ce film au cinéma et non pas d'attendre sa sortie DVD. C'est un film de salle... ou de cinéma maison très efficace !

jeudi 10 janvier 2008

The golden compass

  • Réalisateur : Chris Weitz
  • Scénariste : Chris Weitz (scénario), d'un livre de Philip Pullman
  • Monteurs : Anne V. Coates/Peter Honess/Kevin Tent

Le réalisateur Chris Weitz, que l'on avait connu en 1999 avec American Pie et plus sérieusement en 2002, avec About a boy, récidive cet hiver avec The golden compass. Ce film, tiré du livre du même nom, nous transporte dans un univers fantastique fou fou fou! D'abord, il faut mentionner que le film se déroule dans un univers parallèle au nôtre. Un univers dans lequel chaque être humain possède son daemon, une sorte de "diable" dans notre âme, représenté par un animal, de différentes tailles, qui suit l'humain partout.

Le défi au niveau du scénario, pour Weitz, était de recrééer l'histoire du livre de Pullman, en concisant évidemment, mais surtout en prenant soin de ne pas perdre le spectateur qui n'a pas lu le livre qui a précédé le film. À cet égard, Weitz aurait difficilement pu faire bien mieux, tant l'histoire nous semble chargée. Mais en général, il était quand même facile de bien suivre le fil.

Les comédiens ont parfois été surclassés par les effets spéciaux du film, qui sont nombreux. La petite Dakota Blue Richards, qui en était à son premier film, a su bien tirer son épingle du jeu et le public la suit et veut la voir réussir contre le personnage "méchant" (ici le mot méchant est un peu fort... disons vilain), donc contre le personnage vilain incarné par Nicole Kidman, qui ne signe pas sa plus grande performance ici. On est loin de sa performance dans The Hours ou dans Eyes wide shut. Le personnage qui retient le plus notre attention est celui de l'ours polaire Iorek Byrnison.

À propos de cet ours, nous ne pouvons passer à côté des effets spéciaux du film. Ils sont nombreux, mais ils sont réussis. Des daemon jusqu'à la bataille finale, les enfants sont éblouis par ces effets, alors que les adultes se demandent parfois s'ils sont devant de vrais personnages ou si ce qu'ils regardent n'est qu'effet spécial.

Si la compagnie New Line Cinema a misé 150 millions de dollars sur ce film, on constate rapidement que c'est en grande partie sur les effets spéciaux de celui-ci. À travers une histoire très remplie et un scénario qui, parfois se perd quelque peu, le jeu des comédiens est parfois mis de côté pour favoriser un effet impressionnant. C'est un très bon film pour les plus jeunes, un bon film pour les moins jeunes qui ont lu le livre et un bon divertissement pour les autres.

Spiderman 3

  • Réalisateur : Sam Raimi
  • Scénaristes : Sam Raimi / Ivan Raimi / Alvin Sargent
  • Monteur : Bob Murawski

Pour le troisième volet de cette série, le réalisateur Tom Raimi et son équipe ont su une fois de plus nous épater avec d'impressionnantes prises de vue et de nombreux effets spéciaux. Dans ce film, on découvre de nouveaux ennemis à Spiderman en Sandman, Venom et le nouveau Goblin. Sandman est très bien rendu par les effets spéciaux qui transforment Flint Marko (Thomas Haden Church), en Sandman. Marko est transformé en ce vilain quand il saute, pour fuir aux policiers, dans un puissant appareil qui dématérialise les cellules. Il sèmera la terreur dans la ville de New York et Spiderman ne peut pratiquement rien contre lui. Venom est créé par une mystérieuse substance qui s'attache à Peter Parker (Tobey Maguire) et le transformera en Spiderman plus agressif, plus violent. Quand Parker se départi de cette substance, c'est son adversaire photographe au Daily Bugle, Eddie Brock (Topher Grace), qui en sera enveloppé. Il deviendra alors à son tour plus agressif et d'une puissance inouïe. Le nouveau Goblin apparaît aussi dans ce film. Le nouveau Goblin est en fait Harry Osborne (James Franco) qui veut vanger son père une fois pour toutes et ainsi s'en prendre à Spiderman, mais surtout à Peter Parker. Vers la fin du film, Parker et Osborne ont une discussion à propos des nouveaux ennemis de Spiderman et ils s'uniront pour les combattre dans le dernier grand combat du film. L'histoire d'amour entre Peter Parker et Mary-Jane Watson (Kirsten Dunst) est aussi mise à l'avant-plan dans ce troisième film. Parker désire demander la main de Mary-Jane, mais il est tellement obnubilé par sa popularité qu'il ne voit pas les difficultés vécue par son amoureuse, qui perd son emploi sur Broadway. Ainsi, cela compliquera leur relation et le mariage attendra. Les deux seront en dispute pour une bonne partie du film, jusqu'à la fin du dernier combat où une réconciliation se fait sentir. Dans ce troisième volet, on règle plusieurs comptes avec les deux premiers films. On apprend que le meurtrier de Ben Parker (Cliff Robertson) n'est pas celui que l'ont croyait être dans le premier film, mais bien Flint Marko, l'autre (Michael Papajohn) étant plutôt un complice dans l'histoire. Ainsi, Peter n'est pas directement responsable de la mort de son oncle. Harry Osborne apprendra aussi que ce n'est pas Peter Parker qui a tué son père, mais bien son père qui a été responsable de sa propre mort. Sans être un chef d'oeuvre cinématographique, ce film rempli quand même les attentes : drôle, touchant, impressionnant, avec de bons combats pour Spiderman. Bien que le film soit le plus long des trois (2:36 environ), l'histoire entourant Sandman et les problèmes de santé de sa fille aurait pu être approfondie quelque peu. Ce n'est qu'à la fin du film, dans un long monologue que l'on apprend quel est le problème de sa fille et pourquoi il a volé de l'argent et tuer l'oncle de Peter Parker. On aurait pu approfondir dans cette histoire et accélérer le début du film, qui est un peu long à prendre son envol.

Critique datant du 15 mai 2007, publiée sur un vieux blog pas entretenu.

Bienvenue sur ce blog.

Bonjour à tous et à toutes.

Étudiant en cinéma et adorant particulièrement cet art j'ai décidé de publier mes critiques des films que je vois, soit quand je vais au cinéma ou encore ceux que je louerai au club vidéo ou encore ceux que j'ai déjà vu.

En espérant que cela vous plaise. Laissez moi vos commentaires si vous le désirez, cela me fera plaisir de vous lire !

Gabriel.