- Réalisateur : Francis Lawrence
- Scénaristes : Mark Protosevich / Akiva Goldsman
- Monteur : Wayne Wahrman
Le réalisateur Francis Lawrence, qui avait jusqu'ici surtout fait son apprentissage dans les vidéoclips nous offre ce film d'horreur/science-fiction. Le manque de dialogue au début du film rend l'introduction plutôt lente. Plusieurs longs plans mêlé à ce silence vocal débutent le film sur un rythme au ralenti. On se demande où va nous mener ce rythme et si le film va lever. (question un peu inutile ici puisque c'est un film d'horreur/science-fiction, c'est certain que le film fini par lever éventuellement). Quoiqu'il en soit, on apprend au fil du temps pourquoi le personnage principale, Robert Neville (Will Smith) est seul dans une ville de New York dévastée.
En parlant de Will Smith, on peut dire sans hésiter que le film entier repose sur ses épaules, sur son jeu. Il se promène la majorité du film seul avec son chien, donc le dialogue est extrêmement réduit. Dans de telles circonstances, si l'acteur ne peut transmettre les émotions par son faciès, c'est foutu. Mais dans ce cas-ci, heureusement que le personnage est campé par un acteur excellent en Will Smith.
Comme dans tout bon film d'horreur ou de science fiction, il se doit d'y avoir des méchants, bébittes venues d'un endroit inconnu ou encore des humains transformés en loup-garou ou en autre créature douteuse. Dans ce cas-ci, les méchants étaient des humains affectés par une attaque bactériologique qui les a transformés en bêtes sauvages ne sortant que dans la pénombre pour s'attaquer à tout ce qu'il y a de vivant et le manger. Robert Neville est imunisé contre le virus et tente de trouver un remède pour guérir la planète, car c'est un virus planétaire.
Un point vraiment intéressant est de voir la ville de New York dans le chaos total, détruite, en ruine. Un Times Square méconnaissable, les deux ponts principaux déchirés en deux, bref une ville devenue fantôme. Et quand on parle de New York, il est très difficile de se l'imaginer ville-fantôme. Un excellent travail aux décors a été fait pour ce film et il y a lieu de se demander comment ils ont réussis ce tour de maître, que ce soit en fermant littéralement quelques cartiers de la ville pour les transformer en ville détruite ou en reproduisant un New York démoli dans une autre ville. Mystère pour l'instant. J'y reviendrai plus tard.
Le film nous offre quelques scènes touchantes et pour ma part, ces scènes sont réussies. Encore une fois le brio de Will Smith nous fait ressentir les émotions du personnage lorsqu'il quitte sa famille pour rester sur l'île de Manhattan pour trouver le remède ou encore lorsqu'il doit (le mot "doit" est vraiment bien choisi ici) se débarasser de son chien adoré, le seul contact qu'il a depuis trois ans.
Un point négatif: la fin. Souvent, dans les productions écrites scolaires on nous demande de faire une fin ouverte. Et bien celle-ci est fermée. Aucune interprétation différente possible. C'est ça qui est ça et c'est tout. On a d'ailleurs pu entendre une réaction de déception à la fin du film dans la salle de cinéma. Autre point négatif, les sursauts sont prévisibles dans la plupart des cas, ce qui fait qu'on s'y prépare. Ils ne sont pas moins réussis pour autant, on sursaute, mais on le savait d'avance.
Donc en général, un bon film. Une très bonne performance de Will Smith, un montage efficace avec des flashback toujours utile à nous faire avancer dans l'histoire et comprendre un peu plus, un très bon travail aussi au niveau du décor pour la ville de New York (à moins que ce ne soit qu'effets spéciaux ??? On s'informe et on s'en rejase).
Si le coeur vous en dit... et qu'il peut supporter quelques sursauts ici et là... je vous suggère d'aller voir ce film au cinéma et non pas d'attendre sa sortie DVD. C'est un film de salle... ou de cinéma maison très efficace !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire